Liberté / Sécurité

Comment concilier Liberté et Sécurité des résidents, c’est LA question délicate qui interroge quotidiennement tout les professionnels de l’EHPAD.

En effet, comment défendre des valeurs respectant le respect des droits fondamentaux, la dignité, l’autonomie « l’humanitude », l’expression de l’individualité, tout en préservant la sécurité des résidents, les protégeant des mises en danger et des risques liés à la vulnérabilité et la perte d’autonomie?

Comment assurer la liberté d’aller et venir et s’interdire toute contention – souvent intolérable et inefficace – tout en évitant que les résidents ne s’égarent et ne chutent malgré eux?

Comment faire accepter parfois des familles et des proches que les vœux des résidents, tout déraisonnables qu’ils peuvent parfois paraître, sont à respecter tout en faisant la part des choses avec des comportements dictés  par troubles neurodégénératifs ou séniles?

La loi d’adaptation de la société au vieillissement dite « ASV » du 30 décembre 2015  et le décret d’application du 15 décembre 2016 relatif à « l’annexe liberté – sécurité » au contrat de séjour viennent confirmer la complexité des situations.

L’établissement met tout en oeuvre pour éviter la contention physique, l’enfermement, la contrainte médicamenteuse et toutes les autres actions allant à l’encontre des volontés des résidents :

En développant l’humanitude associée à une réflexion éthique pluridisciplinaire et des projets d’accompagnements personnalisés, quelques soient les situations, l’évaluation « bénéfice/risque » avec  l’expertise des personnes compétentes est requise et les décisions sont élaborées à partir d’un débat collégial.

Il nous faut parfois savoir prendre le temps de l’évolution d’une situation et aussi prendre des risques tout en  essayant d’associer les proches à nos choix, estimant que dans le fond, la vie elle-même est un risque et que c’est souvent la qualité de vie qui est préférée à une sécurisation contraignante et souvent indigne.